|

Je planifie
Mes
études
Mon
travail
Mes
impôts
Ma
vie à deux
Mon
chez-moi
Mon
enfant
Ma
santé
Ma
retraite
Ma
succession
J'investis Mon
seuil de risque Mon
REÉR
Mes
actions Mes
obligations Mes
fonds de placement Mes
autres options
GLOSSAIRE
RÉFÉRENCES
|
COMMUNIQUÉS
>
Services bancaire et financier >
2001 >
Juillet
|
Le prix de l'or a de fortes chances de remonter dans les prochaines années, selon les économistes de TD
|
TORONTO, le 24 juillet /CNW/ - Dans leur nouvelle étude intitulée Gold's
Lost Lustre, les économistes de TD se penchent sur les causes des infortunes
de l'or et concluent que le prix de l'or a de fortes chances de monter
légèrement dans les prochaines années.
Ces deux dernières décennies, l'or a connu des périodes difficiles,
perdant plus des deux tiers de sa valeur marchande.
"Une dépréciation du dollar américain devrait porter le prix de l'or à
290 $ US l'once d'ici la fin de 2002, affirme Craig Alexander, économiste
principal du Groupe Financier Banque TD. La croissance soutenue de la demande
mondiale d'or et les limites imposées aux ventes et aux prêts d'or par les
banques centrales devraient permettre au prix de l'or d'atteindre 320 $ US
d'ici 2004."
La faiblesse du prix de l'or n'est pas attribuable à la demande
La demande mondiale d'or augmente régulièrement depuis quelques années.
Au cours de la dernière décennie, la demande a progressé au rythme de 2,6 pour
cent par an. "Bien que l'attrait de l'or comme placement ait diminué, son
utilisation accrue dans les bijoux et autres produits a apporté plus qu'une
compensation", précise M. Alexander.
L'offre ne répond plus à la demande
Le faible prix de l'or a freiné la poussée de l'offre d'or de la part des
mines. Ces dix dernières années, la production courante d'or ne s'est accrue
que de 2,0 pour cent par année. Aussi les 2 573 tonnes d'or extraites des
mines l'an dernier sont-elles très loin d'avoir satisfait la demande de 3 946
tonnes utilisées dans les bijoux, les produits de transformation et les
placements. "Compte tenu des restes d'or qui pénètrent le marché, l'offre d'or
annuelle est restée déficitaire d'environ 660 tonnes par année dans la
décennie 1990", poursuit M. Alexander.
Les ventes d'or des banques centrales font baisser le prix
Depuis l'abandon de l'étalon-or dans les années 1970, de nombreuses
banques centrales et institutions monétaires internationales ont conclu
qu'elles détenaient des quantités excessives d'or. De 1990 à 2000, les ventes
d'or nettes officielles ont totalisé 3 600 tonnes, ce qui représente des
ventes moyennes gravitant autour de 330 tonnes par année - environ la moitié
de l'insuffisance de l'offre. "Comme la production d'or et les restes du métal
précieux ne répondent pas à la demande mondiale, il est évident que les ventes
d'or des banques centrales et la pratique de plus en plus répandue de prêter
de l'or expliquent principalement la faiblesse du prix de l'or", déclare M.
Alexander.
Incidence souvent oubliée des prêts d'or des banques centrales
Bien que les ventes d'or des banques centrales aient fait les manchettes,
la pratique de plus en plus répandue des banques centrales consistant à prêter
de l'or a été tout aussi importante dans l'accroissement de l'offre du marché
à l'égard des métaux précieux et dans la baisse du prix. "Selon les
estimations, les prêts d'or auraient augmenté de 270 pour cent depuis 1990,
environ 14 pour cent des réserves d'or officielles du monde faisant l'objet de
prêts en 2000", souligne M. Alexander.
L'essor des prêts d'or s'est nourri à la demande des banques de lingots
et des producteurs d'or, qui offraient aux banques centrales la possibilité de
tirer un revenu d'intérêt de leurs réserves d'or. Les sociétés minières sont
les principaux emprunteurs d'or, représentant plus des deux tiers de la
quantité totale d'or prêté en 2000. L'or emprunté remplit deux principales
fonctions. Premièrement, il constitue une source de fonds bon marché, car le
coût de l'emprunt est faible. Deuxièmement, les producteurs d'or peuvent
utiliser l'or emprunté dans leurs stratégies de couverture conçues pour les
protéger contre les fluctuations du prix de l'or. "La couverture des
producteurs soulève une vive controverse au sein du secteur. Ceux qui sont en
faveur de la couverture y voient un moyen de permettre à une société aurifère
de se protéger contre les fluctuations du prix et l'incertitude. Ceux qui
dénoncent cette pratique soulignent son incidence néfaste sur le prix à court
terme", explique M. Alexander.
Perspectives pour l'or
"Le prix de l'or risque peu de perdre beaucoup de terrain dans les mois à
venir, mais, à moyen et à long terme, les perspectives de l'offre et de la
demande laissent entendre que le prix de l'or montera graduellement dans les
prochaines années", prévoit M. Alexander. La demande devrait continuer
d'augmenter, poussée par une reprise économique mondiale en 2002 qui appuiera
l'achat de biens de luxe, comme les bijoux en or. Les tendances monétaires
contribueront elles aussi à soutenir l'or. Le prix de l'or est habituellement
exprimé en dollars américains. Le billet vert est surévalué et devrait se
déprécier, après pondération en fonction des échanges, de 5 pour cent en 2002,
ce qui haussera le prix de l'or d'autant.
L'Accord de Washington sur l'or de 1999, qui limitait les ventes d'or des
banques centrales à 400 tonnes par année et ne prévoyait pas d'autre
augmentation des prêts d'or avant 2004, constitue également un plus pour les
perspectives du prix de l'or.
Marc Lévesque sera disponible pour des commentaires en français.
Agnes Liu sera disponible pour des commentaires en cantonais.
Le rapport Gold's Lost Lustre est disponible en format PDF à la page
d'accueil du Service des études économiques de la Banque TD à :
www.td.com/economics.
CNW 08:00e 24-JUL-01
|
|