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  COMMUNIQUÉS > Services bancaire et financier > 2001 > 04
 Les provinces ressentiront toutes les effets du ralentissement cette année, mais la croissance connaîtra un rebond en 2002 jusqu'en 2005, affirment les économistes de la Banque de Montréal
MONTREAL, le 25 avril /CNW/ - Le ralentissement de la croissance
américaine et l'effet de rémanence des hausses de taux de l'an dernier auront
des répercussions négatives sur les régions, mais les économies provinciales
continueront de croître cette année, estiment les économistes de la Banque de
Montréal dans un nouveau rapport sur les perspectives économiques régionales
au Canada publié aujourd'hui. Les économistes prévoient également que la
croissance s'accélérera l'an prochain et poursuivra sur sa lancée jusqu'en
2005.
	    Le ralentissement américain de cette année se fera plus durement sentir
en Ontario dont l'économie était florissante. En 2001, la faiblesse de la
demande pour les produits de l'industrie automobile, les machines, les
produits électroniques et les services de communications ralentira la
croissance de l'Ontario, qui s'établira à 2,2 %, comparativement à 5,2 % (taux
estimé) l'an dernier. Les économistes de la Banque de Montréal s'attendent à
ce que la croissance de cette province connaisse un rebond l'an prochain pour
se situer à un niveau légèrement supérieur à la moyenne nationale, performance
qui se poursuivra jusqu'en 2005.
	    "Nous voyons ce ralentissement comme un répit provisoire pour l'économie
de l'Ontario, affirme l'économiste en chef de la Banque de Montréal, Tim
O'Neill. Les perspectives à long terme de la province demeurent positives en
raison de son économie diversifiée et du rang de chef de file qu'elle occupe
dans plusieurs secteurs à forte croissance."
	    Pendant que l'étoile de l'Ontario pâlit provisoirement, la flamme de
l'Alberta -- alimentée par la hausse des prix du gaz naturel et du pétrole et
par une forte croissance enregistrée dans les secteurs non traditionnels --
continue de brûler avec éclat.
	    Les économistes de la Banque de Montréal prévoient que l'Alberta sera la
championne canadienne de la croissance tout au long de la période de prévision
du rapport, soit de 2001 à 2005. La province connaît actuellement une forte
activité dans le secteur de l'exploration et du développement énergétiques.
Les économistes s'attendent également à ce que l'apparition de capacités en
matière de services de communications et de produits électroniques et
électriques de même que la bonne santé des finances publiques favorise la
croissance de l'Alberta d'ici 2005.
	    Terre-Neuve et la Nouvelle-Ecosse devraient également connaître une
croissance supérieure à la moyenne nationale grâce au secteur de l'énergie.
	    A Terre-Neuve, cette année, l'augmentation de la production d'Hibernia et
de Terra Nova entraînera une croissance qui annulera la faible performance des
secteurs plus cycliques de la province.
	    En Nouvelle-Ecosse, le gaz de l'île de Sable constitue maintenant le
principal produit d'exportation de la province. Combinée à une légère détente
des mesures d'intervention de politique budgétaire du gouvernement provincial,
l'exploitation du gaz propulsera la Nouvelle-Ecosse dans la première moitié du
groupe des provinces les plus performantes cette année.
	    A l'autre bout du spectre, nous trouvons les provinces touchées par le
ralentissement de l'économie américaine.
	    La Colombie-Britannique a connu une croissance plus forte l'an dernier,
mais la faiblesse des composantes du secteur des richesses naturelles, à
l'exclusion de l'énergie, compromettra sa performance économique cette année.
Les économistes de la Banque de Montréal prévoient que l'économie de la
province connaîtra une croissance de 3,3 % à moyen terme, niveau qui se
situera légèrement en-dessous de la moyenne nationale.
	    Le Québec ne sera pas aussi durement touché que l'Ontario par le
ralentissement américain, mais il n'échappera pas aux répercussions de celui-
ci. Son économie est moins tributaire de l'automobile, mais, compte tenu de
l'importance croissante des télécommunications comme secteur d'activité, elle
subira une baisse de croissance en raison de la réduction des dépenses en
infrastructures.
	    En dépit de ce dernier facteur, les auteurs du rapport sur les
perspectives économiques régionales au Canada prévoient que l'économie
québécoise affichera une performance supérieure à la moyenne nationale cette
année et qu'elle poursuivra sur sa lancée à moyen terme. Le Québec pourra
ainsi maintenir son taux de chômage près de son niveau actuel de 8,4 %, qui
constitue un plancher pour le dernier quart de siècle, et même l'abaisser au
cours des prochaines années.
	    En Saskatchewan et au Manitoba, l'importance du secteur agroalimentaire
sera très utile pendant la période visée par le rapport. L'agroalimentaire
amortira le choc du ralentissement que connaîtront les secteurs plus
cycliques. Toutefois, la faiblesse des prix des grains continuera de peser sur
les revenus agricoles.
	    "L'importance des stocks mondiaux de grains et d'oléagineux laisse
présager que les prix tarderont à se raffermir", a fait remarquer M. O'Neill.
"Heureusement, la Saskatchewan profite de la vigueur des prix de l'énergie et
ses finances de même que celles du Manitoba sont saines."
	    Le Nouveau-Brunswick et l'Ile-du-Prince-Edouard enregistreront
vraisemblablement un net ralentissement de la croissance cette année, mais
devraient connaître une légère progression en 2002 et au-delà.
	    En raison de l'aboutissement des dépenses d'investissement, qui avaient
connu une poussée soudaine à la fin des années 90, le Nouveau-Brunswick
enregistrera une croissance inférieure cette année. Les exportations de pommes
de terre de l'Ile-du-Prince-Edouard ont subi un dur coup à la suite de
l'embargo décrété par les Etats-Unis; combiné aux répercussions du
ralentissement américain, cet embargo réduira la croissance de l'économie de
l'île en 2001.
	    Les économistes de la Banque de Montréal prévoient que l'économie de ces
deux provinces connaîtra un rebond en 2002, mais, qu'à moyen terme, elles
afficheront chacune un taux de croissance inférieur à la moyenne nationale.
	    Les perspectives économiques régionales des économistes de la Banque de
Montréal sont fondées sur la prévision d'un rebond de 3 % de l'économie
américaine dans la seconde moitié de l'année et d'une croissance annuelle se
situant dans une fourchette de 3 % à 3,5 % pendant la période allant de 2002 à
2005. L'économie canadienne ne sera pas en reste : elle connaîtra un rebond
qui fera passer son taux de croissance à 3,5 % au cours des quatre prochaines
années, ce qui correspond à son potentiel à long terme. Cette année, le taux
de croissance prévu de l'économie canadienne est de 2,7 %.
	    La Direction des études économiques de la Banque de Montréal publie le
rapport sur les perspectives économiques régionales au Canada trois fois par
année, au printemps, à l'été et à l'automne. On peut télécharger une copie de
ce rapport sur le site Web de la Banque à l'adresse www.bmo.com/economic.
	
	    <<
	                     Prévisions en bref (en pourcentage)
	
	    -------------------------------------------------------------------------
	                               Croissance réelle          Taux de chômage
	    -------------------------------------------------------------------------
	                                             De 2003
	                           2000  2001  2002     à     2000  2001  2002  2005
	                                              2005
	    -------------------------------------------------------------------------
	    Terre-Neuve et
	     Labrador              5,0   2,9   4,5    3,8     16,7  16,5  15,8  14,5
	    -------------------------------------------------------------------------
	    Ile-du-Prince-Edouard  3,8   2,0   3,0    3,0     12,1  12,4  12,3  11,8
	    -------------------------------------------------------------------------
	    Nouvelle-Ecosse        3,4   2,8   3,3    3,5     9,1   9,0   8,9   8,2
	    -------------------------------------------------------------------------
	    Nouveau-Brunswick      3,1   1,5   2,6    2,3     10,1  10,8  10,6  9,8
	    -------------------------------------------------------------------------
	    Québec                 4,2   2,9   3,5    3,2     8,4   8,5   8,4   7,7
	    -------------------------------------------------------------------------
	    Ontario                5,2   2,2   3,8    3,7     5,7   6,5   6,6   6,0
	    -------------------------------------------------------------------------
	    Manitoba               3,0   2,5   3,4    3,2     4,9   4,8   4,7   4,9
	    -------------------------------------------------------------------------
	    Saskatchewan           3,5   2,0   3,0    2,8     5,2   5,4   5,2   4,9
	    -------------------------------------------------------------------------
	    Alberta                6,1   4,6   4,2    4,1     5,0   4,9   4,9   5,1
	    -------------------------------------------------------------------------
	    Colombie-Britannique   3,5   2,3   3,3    3,3     7,2   7,4   7,4   7,2
	    -------------------------------------------------------------------------
	    Canada                 4,7   2,7   3,6    3,5     6,8   7,2   7,2   6,7
	    -------------------------------------------------------------------------
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