|

Je planifie
Mes
études
Mon
travail
Mes
impôts
Ma
vie à deux
Mon
chez-moi
Mon
enfant
Ma
santé
Ma
retraite
Ma
succession
J'investis Mon
seuil de risque Mon
REÉR
Mes
actions Mes
obligations Mes
fonds de placement Mes
autres options
GLOSSAIRE
RÉFÉRENCES
|
COMMUNIQUÉS
>
Divers - Non classés >
2000 >
12
|
Conseil du patronat du Québec - La réforme du code du travail - Le gouvernement nuit à la compétitivité du Québec
|
MONTREAL, le 20 déc. /CNW/ - "Avec le projet de réforme du "Code du
travail" que vient de déposer la ministre Lemieux, le gouvernement québécois
risque d'entraver la compétitivité du Québec et manque une belle occasion de
rétablir l'équilibre rompu en matière de relations du travail. Il empêche le
Québec de prendre la place qui lui revient en matière de productivité sur
l'échiquier mondial, à savoir : rattraper le peloton et en prendre
éventuellement les commandes", a déclaré le président du Conseil du patronat,
Gilles Taillon.
Le projet de loi, qui n'apporte aucune modification à l'article 45 pour
favoriser la sous-traitance, constitue un recul pour l'emploi au Québec. Alors
que le ministre Landry reconnaissait récemment que, tel qu'il est formulé,
l'article 45 nuisait à l'économie du Québec et à la création d'emplois, le CPQ
s'étonne de ne rien retrouver dans le projet de loi pour améliorer la
situation.
Faut-il le rappeler, la moyenne des onze premiers mois de l'année sur le
plan de l'emploi démontre clairement que le Québec est loin derrière l'Ontario
à qui revient 47,4 % des emplois créés au Canada. Le Québec, avec ses 85 900
emplois, n'en a créé que 22,3 %. En novembre, notre taux de chômage était
toujours de 8,3 %, alors qu'il demeurait inchangé au Canada avec 6,9 %.
Ailleurs au pays, l'article 45 n'a pas d'équivalent qui peut être interprété
de façon à restreindre le recours à la sous-traitance, comme on le fait au
Québec.
M. Landry aura beau subventionner les emplois avec l'argent des
contribuables, ses efforts seront vains parce que sa collègue du ministère du
Travail, madame Lemieux, n'aura pas réussi à proposer des modifications au
Code qui nous rendraient compétitifs envers nos voisins ontariens et
américains. "Une fois de plus, la ministre aura cédé au chantage et aux gestes
de violence des establishments syndicaux", de déclarer le président du CPQ.
En créant la Commission des relations du travail, la ministre plie
davantage devant les impératifs de ses fonctionnaires qu'elle ne prend en
compte les besoins véritables des entreprises et du monde du travail. En
bureaucratisant le processus, on s'éloigne de l'esprit de la déréglementation
dont se targue, pourtant en principe, le gouvernement actuel. Qui plus est, on
donne à la Commission des pouvoirs discrétionnaires d'une longue portée en lui
permettant une ingérence indue dans le fragile équilibre des rapports des
parties à une convention collective. La proposition ministérielle touchant les
autonomes est tout à fait inutile puisqu'elle ne fait que codifier la
jurisprudence actuelle découlant de la "Loi sur les normes du travail". En
légiférant, cependant, on accentue l'intervention du pouvoir judiciaire qui
voudra sans doute interpréter que le législateur n'a pas parlé pour rien dire.
"Ainsi, alors que le gouvernement cherche prétendument à déjudiciariser
les relations du travail, le projet de loi risque de provoquer l'effet
contraire et de multiplier les procédures devant les tribunaux", de souligner
le CPQ. Les principes évoqués par la ministre sont totalement mis en brèche;
aucune loi canadienne ou nord-américaine n'accorde autant de pouvoirs
exorbitants et, contrairement à ce que dit la ministre voulant que les parties
négocient ensemble leurs rapports, la Commission pourra s'immiscer dans les
moindres détails.
En somme, après les problèmes en santé, en éducation, en garderie, avec
le monde municipal, avec le programme d'assurance-médicaments, voilà un autre
projet de réforme difficile à accepter et qui met le monde du travail en
crise.
"Sans obtenir de consensus et sans même le rechercher, en déposant son
projet de loi à la veille des vacances de Noel, en contraignant les parties
intéressées à des consultations précipitées, madame Lemieux tente un coup de
force en relations du travail dont le Québec sortira perdant. Il est à
souhaiter, qu'à l'occasion des consultations parlementaires de l'hiver, le
gouvernement reprendra ses esprits et le chemin du bon sens", de conclure
Gilles Taillon.
CNW 15:28e 20-DEC-00
|
|