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Acheter une maison au bord de l'eau est une opération qui se prépare avec soin
Par Eric Shackleton, LA PRESSE CANADIENNE
TORONTO - S'offrir un petit chalet au bord d'un lac, histoire de se changer les idées, est une opération qui peut être plus chère et plus compliquée que prévu, mais rien n'y fait: la maison au bord de l'eau a toujours autant de succès auprès des acheteurs.
Première étape: la solvabilité. Beaucoup d'acheteurs croient qu'une résidence secondaire se négocie comme une habitation principale et pensent qu'il suffit de disposer en banque de 5 pour cent de la valeur du bien pour obtenir un prêt.
Pas du tout, corrige Ted Wiggins, courtier en hypothèques chez Century 21 United Realty, en Ontario. "Il faut avoir sur son compte en banque au moins le quart du prix de la propriété si on veut avoir une chance d'obtenir un prêt hypothécaire auprès d'une banque."
Avec une valeur de 350 000 à 500 000 $ par chalet, le ticket d'entrée navigue entre 87 500 et 125 000 $. Pour être précis, il faut en moyenne disposer de 106 897,25 $ pour retenir l'intérêt d'une banque puisque le prix moyen d'une résidence au bord de l'eau est, au Canada, de 427 589 $, estime Royal LePage Canada, selon une étude publiée l'an dernier.
Ce montant équivaut à une augmentation de 13 pour cent par rapport à 2006, souligne la société de services immobiliers.
Après la solvabilité, vient une ribambelle de coûts que les acheteurs oublient souvent de prendre en compte. Ted Wiggins en dénombre 13, qui vont du prix de l'expertise aux impôts fonciers en passant par les frais de gestion, de l'assurance, des actes, des courtiers, etc. Le montant moyen de ces frais se situe entre 5000 et 10 000 $, en plus du prix de la maison.
Mais tout cela n'entame pas la détermination des acheteurs, se réjouit Ted Wiggins qui propose même quelques conseils pour rendre un peu plus facile le chemin qui mène au chalet.
Les acheteurs devraient d'abord obtenir un prêt hypothécaire pré-autorisé qui leur permettra de commencer leur prospection l'âme en paix. Les courtiers en hypothèques peuvent obtenir ce type de document par écrit, sans frais et sans engagement.
Ted Wiggins recommande également aux acheteurs de faire le point sur leur situation financière et d'anticiper son évolution.
"Combien de temps va-t-on garder la propriété?", "Comment risquent d'évoluer les taux d'intérêt?", "Est-ce que le salaire permettra de faire face aux mensualités dans la durée?" sont autant de questions qu'il vaut mieux se poser avant de passer à l'acte d'achat.
Les futurs propriétaires ont, enfin, tout intérêt à s'informer sur l'imposition en vigueur dans la zone où ils prévoient d'acheter. Ces dernières années, les gouvernement provinciaux ont confié aux municipalités la charge de nombreux services, observe Ted Wiggins, ce qui a considérablement fait grimper la fiscalité locale.
Il y a une dernière chose dont il faut s'assurer avant de signer: le prix de l'essence. Remplir son réservoir pour profiter de son chalet en fin de semaine doit aussi apparaître au budget.